La plupart du temps l’assis-debout est considéré comme un siège. Néanmoins, ni assis, ni debout, il serait plus convenable de parler d’une position debout avec appui. L’assis-debout doit être considéré comme une solution alternative, son utilisation doit être ponctuelle. Il compense les contraintes de la position debout par une position de repos, mais ne doit pas être utilisé sur une longue période. Quelles sont les avantages de l’assis-debout ?

  • Il évite l’apparition des douleurs généralement liées à une position debout prolongée (maux de dos, jambes lourdes, douleurs articulaires).
  • Il permet de réduire la fatigue en limitant l’effort musculaire et il permet de diminuer les contraintes circulatoires.
  • Il améliore l’alignement de la colonne vertébrale, lorsqu’il est correctement utilisé, avec une assise inclinée vers l’avant et une posture droite.
  • Il incite à varier fréquemment la position, sans l’effort que nécessiterait le changement de posture.

Quels sont les postes où l’assis-debout est préconisé ?

  • Sur les postes debout, lorsque le poste présente de fréquents arrêts techniques(attente d’une pièce, d’un client…). La vigilance reste grande. Le changement de position est minime.
  • Sur les postes debout qui permettent une position avec appui même sur des intervalles très courts allant de 5 à 15 minutes. Par exemple sur les postes de saisies ou de contrôles informatiques en fin de ligne.
  • Dans le cas où il n’est pas possible d’avoir un siège assis normal, ce type de siège permet une liberté de mouvements pour se lever et pour se déplacer latéralement.
  • Les sièges assis-debout s’utilisent aussi pour les travaux assis lorsqu’il n’y a pas assez de place pour les jambes sous le plan de travail. La hauteur du plan de travail doit alors être adaptée en fonction de la taille de l’opérateur, de la dimension des pièces et de celle des outils.

Attention, un poste debout ne permet pas forcément de  mettre en place un assis-debout, car il faut impérativement de la place pour les jambes. Le schéma ci-contre extrait de la fiche pratique ED79 de l’INRS illustre la configuration recommandée. Quel est le modèle le mieux adapté ? Le choix de l’assis-debout se fait selon les mêmes critères qu’un siège. Il faut tenir compte de toutes les caractéristiques du poste, de l’environnement et de l’individu. Les modèles varient essentiellement selon les critères suivants :

  • la forme de l’assise: rectangulaire, forme baquet, forme selle, etc.
  • le revêtement: mousse polyuréthane, tissu, cuir synthétique,
  • le piétement: piétement disque ou piétement 5 branches (sur patins ou sur roulettes),
  • les réglages: inclinaison de l’assise, réglage de la hauteur d’assise,
  • les accessoires: dossier, repose-pied.

Quelque soit le choix, il est important de procéder à un essai en situation réelle. S’affaisser quelques minutes peut paraitre confortable, mais être en situation de travail permet de savoir si le produit correspond exactement à ce qui était recherché ! Dès que l’assis-debout est utilisé, la position varie et modifie les gestes. Par exemple, le corps peut se trouver éloigné du plan de travail et cette situation peut devenir contraignante. Souvent l’essai permet d’améliorer la demande et de proposer des options qui ne semblaient pas utiles.
Astuces : Plus vous inclinez l’assise, plus vous aurez de facilité à alterner la position debout et la position avec appui. Une bonne inclinaison de l’assise permet aussi un meilleur appui, elle vous évite les points de compression et vous assure ainsi une bonne circulation sanguine ! Sources : www.inrs.fr : « Les sièges de travail », Référence ED70, Brochure publiée par l’INRS; « Conception et aménagement des postes de travail », Référence ED79, Brochure publiée par l’INRS; L’ouvrage « Le siège de travail » de Bruno Jouvin – Les éditions d’ergonomie (Pour consulter la fiche pratique ED70, aller sur le site de l’INRS et saisir dans recherche « ED70″)