Le terme « flicker » est emprunté à l’anglais. Il désigne le papillotement, le scintillement de l’éclairage. Il s’agit de changements rapides et répétés de la lumière au fil du temps. Un phénomène anodin en apparence, qui peut entraîner de graves conséquences. Qu’est-ce que le flicker de l’éclairage et pourquoi faut-il le prendre en considération ?

Flicker de l’éclairage : de quoi parle-t-on ?

Lorsque la lumière semble flotter, qu’elle paraît instable, il est très probable qu’elle soit l’objet de « flicker », un phénomène qui intervient lorsque la lumière papillote à un rythme effréné. Ce phénomène est causé par la variation de la tension d’alimentation électrique de la source lumineuse qui, elle-même, fluctue. Le scintillement de l’éclairage dépend de plusieurs facteurs, comme par exemple :

  • La fréquence et la régularité de la tension électrique et de ses variations
  • Le changement de voltage
  • Le type d’ampoule utilisée : à incandescence, fluorescente, à LED, HID …
  • Le facteur de gain, calculé en fonction de la luminosité perdue ou gagnée en raison des écarts de température ou de tension électrique
  • La quantité de lumière dans la zone éclairée, c’est-à-dire le niveau de l’éclairage ambiant

Il faut savoir que les ampoules fonctionnant sur des systèmes électriques à courant alternatif produisent un scintillement de la lumière à une fréquence de 120 Hz, soit largement supérieur à la fréquence électrique. En termes simples, l’alimentation s’allume et s’éteint à raison de 120 fois par seconde.

Un phénomène pas toujours visible à l’œil nu

Le scintillement, donc le flicker, est un phénomène insidieux, puisqu’il ne se voit pas toujours à l’œil nu. En moyenne, les individus peuvent voir les lumières clignoter jusqu’à 50 clignotements par seconde, soit 50 Hz. Nous sommes plus sensibles un éclairage variant dans le temps, dans une fenêtre variant de 10 à 25 Hz. La fréquence de scintillement critique réel augmente au fur et à mesure que l’intensité lumineuse monte, jusqu’à un certain plafond, après quoi elle diminue. Lorsqu’une lumière clignote à une fréquence supérieure à 50 Hz environ, les êtres humains ne distinguent plus les scintillements. À cette fréquence, l’ampoule semble générer une lumière continue et régulière. En réalité, cela se produit car la réponse au stimulus lumineux est plus longue que le clignotement lui-même.
C’est pour cette raison que, dans les bureaux et les ateliers de travail, le scintillement des lampes fluorescentes dont le taux dépasse 120 Hz (c’est-à-dire 120 cycles par seconde) passe généralement inaperçu. Le scintillement des ampoules LED, en revanche, est plus perceptible, car les ampoules clignotent moins rapidement.
Le scintillement de la lumière est détecté en raison de son effet stroboscopique. Lorsque les objets bougent ou évoluent rapidement, ils peuvent être éclairés à la même position, ou à peu près à la même place, pendant chaque cycle. Cela donne l’impression que les objets se déplacent plus lentement que dans la réalité. Si l’objet en question se déplace à la même vitesse que la fréquence de sentiment lumineux, il semble même stationnaire. Dans le cadre d’un éclairage de bureau ou d’un environnement de travail, cet effet n’est ni souhaité ni souhaitable, et présente même un risque de sécurité.

Le scintillement lumineux et le risque de sécurité

Bien que l’être humain ne soit pas en mesure de voir, à l’œil nu, les ampoules fluorescentes scintiller, le système sensoriel de certains individus peut détecter ce phénomène d’une manière ou d’une autre. Depuis l’introduction des tubes fluorescents sur le lieu de travail, les salariés se plaignent de maux de tête, de fatigue oculaire et d’inconfort visuel général. Ces plaintes sont associées au scintillement de la lumière, générée par l’utilisation de tubes fluorescents. Les études montrent que le remplacement de ces éclairages par des ampoules dont le ballast électronique fonctionne à une fréquence plus importante (20 000 Hz ou plus), fait baisser de moitié des plaintes de fatigue oculaire et de maux de tête. Le SCHEER, comité scientifique sur les risques sanitaires, environnementaux et émergents de la Commission européenne, indique que « Des phénomènes comme l’effet stroboscopique (immobilité ou ralentissement apparent d’un objet en mouvement) ou l’effet de réseau fantôme (rémanence de l’image lors d’une saccade visuelle) peuvent se produire à des fréquences élevées de modulation (supérieures à environ 80 Hz). Dans un contexte industriel ou domestique, il est vraisemblable que l’effet stroboscopique impacte la sécurité lors de l’usage de machines ou d’outils. ».

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