30 000 : c’est le nombre de glissades et de chutes de plain-pied annuelles dans les entreprises annoncé par l’INRS. Un nombre qui, à lui seul, représente 20% des accidents du travail avec arrêt.
Zoom sur les chutes de plain-pied.

Les éléments favorisant les chutes de plain-pied

Lorsqu’un ensemble d’éléments concourent, ils peuvent entraîner une chute de plain-pied. Ces éléments sont notamment liés : 

–          Aux aspects matériels (état des sols, aspérités, voies d’accès aux équipements et aux véhicules mal conçues ou inexistantes ; chaussures inadéquates)

–          À l’environnement (présence d’obstacles, température inadéquate, éclairage inapproprié)

–          À l’organisation (nombre d’individus présents sur un même endroit en même temps, cadences de travail…)

–          À l’individu (respect des consignes, formation à la prévention des risques, mauvaise appréciation des risques au travail…)
Si les chutes de plain-pied se produisent en une fraction seconde et que bon nombre d’entre elles restent bénignes, il faut savoir que beaucoup occasionnent des conséquences désastreuses. Selon l’INRS, les chutes de plain-pied ont constitué, en 2014, la deuxième cause d’accident du travail en premier règlement avec 4 jours d’arrêt au moins. À elles seules, les chutes de plain-pied représentaient 13% des accidents du travail en France, soit plus de 80 000 cas au cours de l’année 2014.

Les conséquences d’une chute de plain-pied

Les conséquences d’une chute de plain-pied sont directement liées aux circonstances dans laquelle elle s’est produite. Les lésions sont donc intimement corrélées au contact brutal avec le sol et/ou aux éléments auxquels la victime s’est rattrapée au cours de la chute. 

Parmi les lésions les plus fréquemment observées sont :

–          Douleurs

–          Lumbago

–          Entorses

–          Contusions

–          Plaies

–          Fractures

–          Etc. 

Un faux pas, une glissade, un heurt : même s’ils ne sont pas liés à une chute en hauteur, les chutes de plain-pied sont tout aussi graves que les autres accidents du travail, voire mortelles. 

Pour les entreprises, les chutes de plain-pied constituent un véritable enjeu, que les acteurs de la prévention considèrent avec le plus grand soin. En effet, toutes les entreprises sont concernées par les chutes de plain-pied, qui varient en termes de fréquence et de gravité. 

Les chiffres annoncés en 2007 par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à travers 200 pays, sont de 270 millions d’accidents du travail. Sur la même année, l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail annonce que 2,9% des personnes concernées ont été arrêtées pendant trois jours au minimum. 

La réglementation et ses évolutions a permis de réduire les chiffres d’accidents du travail et leur prévention a été favorisée, au moyen d’actions diverses, mises en place pour assurer la protection des travailleurs en amont. Il n’en reste pas moins que les chutes de plain-pied restent aujourd’hui considérées comme des accidents du travail sans grande importance, liés à un défaut d’attention. Face à ces risques, les responsables de la prévention peinent à trouver les moyens et les outils à mettre en place.

Diminuer les risques de chutes de plain-pied : sols et chaussures antidérapants

La faible résistance qu’opposent les sols ou les chaussures à la glissade font, de ces éléments, les candidats idéaux de prévention des risques. Il existe plusieurs méthodes de mesure de la résistance au glissement, ces dernières étant effectuées en utilisant un produit de référence entre la chaussure et le sol, de manière à permettre d’avoir une visualisation complète des conditions de travail les plus dangereuses. Ainsi, le Réseau Assurance Maladie préconise aux entreprises de conduire des mesures de résistance avec l’utilisation d’agents glissants comme l’huile. Les appareils dont les services de prévention sont dotés permettent de mesurer la résistance au glissement afin d’évaluer les qualités antidérapantes des éléments protecteurs, à savoir les chaussures et le sol. 

Dans l’industrie agroalimentaire, il existe une recommandation appelée R462 ainsi qu’une liste de revêtements de sol référencés, dont les caractéristiques répondent à des spécifications précises en matière de sécurité et d’hygiène. 

Les tapis anti-fatigue spécial agroalimentaire d’Ergofrance répondent à des normes de sécurité et d’hygiène strictes. Ils sont adaptés aux besoins des salariés travaillant sur des sols mouillés ou gras, prévenant ainsi les risques de chute de plain-pied tout en garantissant le confort des utilisateurs. Cliquez ici pour en savoir plus sur le tapis anti-fatigue Spécial Agroalimentaire d’Ergofrance.